En bref
- À Zaventem, en bordure de Bruxelles, Lionel Jadot a installé un refuge créatif dans une ancienne bâtisse industrielle longtemps ouverte aux intempéries.
- Les Ateliers Zaventem réunissent environ trente studios sur 6 000 m², dont 4 000 m² d’espaces de production et 2 000 m² de lieux partagés.
- Le projet défend une proximité concrète entre artisans, designers, artistes et scénographes : les matières, les outils et les commandes circulent autant que les idées.
- Son économie repose sur l’autonomie des résidents et sur une sélection de créateurs installés durablement, plutôt que sur une occupation éphémère des lieux.
- Cette ancienne friche permet de relire Bruxelles par ses marges productives, là où la créativité naît encore du bruit des machines, du cuir, du bois et des gestes répétés.
À Bruxelles, la pluie intérieure d’un lieu magique devenu atelier
Un soir d’hiver, les toitures dentelées apparaissaient derrière les arbres et les talus du périphérique. La bâtisse était alors dépourvue de fenêtres, le sol du grand hall gardait la trace sombre des infiltrations, et l’eau tombait à l’intérieur avec une régularité presque domestique. Lionel Jadot, qui cherchait d’abord un endroit où réunir bureaux, dépôts et atelier, y revint de nuit comme de jour. Il a résumé plus tard cette première rencontre par une formule restée attachée au lieu : « C’était vide, il pleuvait à l’intérieur, mais c’était déjà magique. »
Le mot importe moins comme promesse que comme constat de regard. Un volume industriel peut-il contenir une destination avant même d’être assaini ? À Zaventem, commune flamande située au nord-est de Bruxelles, l’ancien site ne séduisait ni par son confort ni par une restauration achevée. Il offrait des proportions : une grande nef, des circulations généreuses, des charpentes visibles, une lumière grise filtrant par les ouvertures béantes. Pour un créateur habitué à penser le meuble, l’espace intérieur et l’usage, cette matière brute constituait déjà un récit.
Lionel Jadot n’abordait pas ce lieu en promoteur. Designer et architecte d’intérieur, il venait d’une famille belge liée à la fabrication du siège sur mesure depuis 1862. Son arrière-arrière-grand-père avait lancé une petite activité qui s’était développée avec l’association, dans les années 1930, de deux cousins : l’un œuvrait à la chaiserie, c’est-à-dire à la fabrication de la carcasse en bois d’un siège ; l’autre au garnissage. La complémentarité des métiers n’était donc pas une théorie apprise dans les écoles de design, mais un paysage familial.
L’atelier de son enfance occupait environ 3 000 m² et employait trente-cinq personnes. Chaisiers, garnisseurs, polychromeurs et tapissières y partageaient les mêmes journées, avec l’odeur de colle chaude, de textile et de sciure. À dix-neuf ans, Lionel Jadot reprit cette entreprise, qu’il dirigea durant une décennie. Cette expérience explique la précision de son vocabulaire : un objet de qualité ne se réduit jamais à un dessin, car il suppose un matériau juste, un geste maîtrisé, un temps de fabrication et un marché capable de rémunérer l’ensemble.
Dans un entretien conduit par Raphaëlle Le Baud pour Craft Project, le fondateur des Ateliers Zaventem évoquait cette difficulté très concrète : maintenir un niveau de fabrication haut de gamme sans « déliter » le produit pour répondre à une demande plus large. L’enjeu n’est pas propre à la Belgique. En France comme à Bruxelles, la transmission des métiers d’art dépend souvent de cette équation fragile entre commande, formation et visibilité. La lecture du parcours de Oscar Niemeyer en France rappelle d’ailleurs qu’une architecture ne prend sa pleine mesure que lorsqu’elle organise des usages et des communautés, au-delà de la seule forme.
La pluie intérieure fut donc moins un obstacle qu’un indice. Elle signalait l’état d’abandon du site, mais révélait aussi la qualité de ses hauteurs et de ses vides. Un atelier n’a pas besoin d’être lisse pour être efficace : il a besoin d’être appropriable. À Zaventem, cette première flaque sous une toiture ouverte annonçait une transformation fondée sur le travail plutôt que sur le décor.

Les Ateliers Zaventem : un espace collaboratif de 6 000 m² pour artisans et designers
Le plan des Ateliers Zaventem répond à une idée simple, mais rarement menée avec autant de cohérence : favoriser les rencontres sans les rendre obligatoires. Sur les 6 000 m² disponibles, 4 000 m² sont consacrés aux ateliers et 2 000 m² aux parties communes. Les chiffres, souvent répétés depuis l’ouverture du site, n’ont de sens qu’à l’échelle des corps qui y circulent. Les couloirs sont larges, les cloisonnements laissent passer le regard et certaines parois vitrées permettent de percevoir les travaux voisins.
Cette transparence ne relève pas d’une esthétique de bureau. Elle répond au fonctionnement des métiers manuels. Un artisan du métal qui aperçoit un volume en bois, une tisserande qui observe la mise au point d’un luminaire, un scénographe confronté à une contrainte de suspension : autant de situations où une conversation immédiate peut éviter un aller-retour coûteux ou ouvrir une piste d’inspiration. Dans les grandes villes, la division des activités isole souvent les compétences. Zaventem cherche au contraire à rendre la proximité productive.
Le site compte une trentaine de studios destinés à des créateurs établis ou émergents. Le mot « résident » convient mieux que celui d’occupant, car l’installation est pensée pour durer. Lionel Jadot ne voulait pas juxtaposer des ateliers loués au mois, mais rassembler des personnes qui fabriquent réellement. Cette distinction paraît discrète ; elle conditionne pourtant l’identité de l’ensemble. Un lieu de production demande des établis, des matières encombrantes, des machines, du bruit à certaines heures et une confiance construite sur plusieurs années.
| Élément | Fonction aux Ateliers Zaventem | Effet sur la création |
|---|---|---|
| 4 000 m² d’ateliers | Fabrication, essais, stockage de proximité | Maintien des gestes et autonomie technique |
| 2 000 m² communs | Circulation, montage, présentations collectives | Rencontres entre pratiques différentes |
| Grand hall | Atelier de secours et espace d’exposition | Accueil des ouvrages de grande dimension |
| Environ 30 studios | Installation de créateurs sélectionnés | Constitution d’un réseau professionnel durable |
Le grand hall donne la mesure de cette souplesse. Lorsqu’un résident doit exécuter une pièce trop vaste pour son studio, l’espace collectif devient l’extension de son propre atelier. Nicolas Schambourg, de la maison Schambourg, y a ainsi réalisé un tapis de cuir tissé approchant 50 m². Pendant deux semaines, les bandes de cuir, les outils de coupe et les tensions du tressage ont occupé le sol. Cette scène rend tangible ce qu’un plan d’architecte ne montre pas : un commun ne se définit pas par son mobilier, mais par la possibilité qu’il offre de faire ce qui serait impossible ailleurs.
Les larges zones de dégagement servent aussi aux retours d’exposition. Après des présentations à Paris ou à Milan, des caisses peuvent s’accumuler temporairement dans le hall. Cet encombrement n’a rien d’anecdotique : il atteste que les objets produits à Zaventem entrent dans le circuit international du design. L’exposition n’est pas séparée de la fabrication ; elle en devient la suite logistique et commerciale.
Dans Le Temps des ateliers (Actes Sud, 2012), l’historien de l’art François Loyer rappelait que l’atelier était longtemps « un lieu de transmission autant que de production ». Zaventem actualise cette idée sans chercher à reproduire l’organisation hiérarchique des manufactures du XIXe siècle. Ici, les disciplines ne sont pas rangées par corps de métier. Elles coexistent, se heurtent parfois, et cette friction donne au site sa fonction d’espace collaboratif. Un couloir vitré, à Bruxelles, peut devenir un outil de travail.
De la chaiserie à l’architecture intérieure : l’apprentissage de Lionel Jadot
1862 est une date plus éclairante qu’un simple repère généalogique. Dans la Belgique industrielle du XIXe siècle, la fabrication du siège réunissait des savoir-faire qui demeurent aujourd’hui difficiles à conserver : structure en bois, ressorts, garnissage, couture, tapisserie, teinte et polychromie. La famille Jadot produisait des sièges sur mesure dans cette tradition. L’enfant qui habitait au-dessus de l’atelier ne découvrait donc pas la matière comme un supplément décoratif, mais comme la condition même d’un meuble habitable.
Lorsqu’il reprit l’entreprise familiale à dix-neuf ans, Lionel Jadot connaissait déjà les discussions sur les devis, la qualité et la clientèle. Pendant dix ans, la conduite de l’atelier lui apprit la résistance des matériaux autant que celle des équilibres économiques. Une carcasse de fauteuil peut être dessinée en quelques heures ; sa fabrication juste exige de connaître l’essence de bois, les assemblages, la charge attendue et la manière dont le tapissier viendra recouvrir l’ensemble. Cette connaissance par le faire reste un trait distinctif dans son parcours de designer.
Les commandes d’architecture intérieure sont venues par continuité. Les décorateurs avec lesquels il travaillait sollicitaient son atelier pour mettre au point un canapé d’angle, un siège particulier ou une série adaptée à une demeure. À force d’accompagner leurs projets, il observait les plans, les proportions et les erreurs de détail. Il décrivait ces professionnels comme une « masterclass » informelle, faite de conversations répétées plutôt que de cours magistraux.
Un client lui demanda ensuite de dessiner un chalet de montagne. Puis un collectionneur lui confia l’aménagement d’un loft bruxellois de 600 m². Ces projets l’obligèrent à structurer une pratique qui dépassait l’objet. L’architecture intérieure consiste précisément à organiser les usages dans une enveloppe existante : lumière, circulation, acoustique, mobilier fixe, rapport entre les pièces. Dans le cas de Lionel Jadot, cette discipline resta nourrie par les métiers d’art. Une cloison, une poignée ou un revêtement ne sont pas des finitions ajoutées à la fin du chantier ; ils participent au dessin dès l’origine.
Cette posture explique son recours persistant aux ateliers locaux. L’architecte d’intérieur devient alors prescripteur : il choisit des artisans, les met en relation avec un commanditaire et inscrit leurs techniques dans une réalisation globale. Le terme n’est pas neutre. Prescrire, dans le domaine de l’ameublement, signifie reconnaître qu’un savoir-faire précis doit intervenir à un moment défini du projet. La qualité ne vient pas d’une signature isolée, mais de la chaîne des décisions.
À Bruxelles, cette culture du croisement entre art appliqué, mobilier et architecture possède une histoire dense. Victor Horta, né en 1861, dessinait aussi bien les volumes de ses maisons que les ferronneries, les luminaires et une part du mobilier. Il ne s’agit pas de placer Zaventem sous une filiation artificielle avec l’Art nouveau. Les contextes diffèrent radicalement. Mais l’attention portée à l’unité des matériaux, à l’intelligence des artisans et à la circulation dans l’espace relie ces expériences bruxelloises.
Le projet de Zaventem introduit une nuance décisive : il ne vise pas à produire un style identifiable. Il met plutôt à disposition une infrastructure où chaque créateur peut préserver sa propre grammaire. La créativité y repose moins sur une image commune que sur la disponibilité d’outils, de voisins compétents et de surfaces adaptées. Une trace de sciure sur le seuil, une peau de cuir étendue dans le hall ou une maquette posée près d’une baie rappellent que l’inspiration se fabrique aussi par la proximité des choses.
Un refuge créatif autonome à Bruxelles, entre exposition et production
Le mot « incubateur » est fréquemment employé pour décrire les Ateliers Zaventem, mais il serait réducteur si l’on y voyait un simple dispositif d’accompagnement temporaire. Le site ne se contente pas d’héberger des débuts de carrière. Il accueille des professionnels dont les pratiques ont besoin d’espace, de durée et d’une autonomie réelle. Lionel Jadot a voulu un lieu autofinancé, capable de préserver sa liberté de programmation et de ne pas dépendre d’une négociation permanente avec des intérêts extérieurs.
Cette indépendance a une traduction très matérielle. Les résidents ne sont pas réunis seulement pour partager une adresse. Ils sont sélectionnés parce qu’ils produisent, parce qu’ils apportent une compétence identifiable et parce qu’ils peuvent dialoguer avec les autres pratiques présentes. Designers, artistes, artisans du textile, créateurs de mobilier, scénographes et spécialistes de matières diverses composent ainsi une communauté de travail. Une sélection n’équivaut pas à un entre-soi : elle permet d’éviter que le lieu ne devienne une simple location de bureaux sous une toiture industrielle.
La question économique demeure centrale. Un artisan qui exerce seul supporte à la fois le prix de son espace, l’entretien de ses machines, l’achat des matériaux, les délais de commande et la nécessité de se faire connaître. Le regroupement ne fait pas disparaître ces contraintes, mais il les redistribue. Les expositions communes, les contacts transmis d’un résident à l’autre et la visibilité internationale contribuent à faire grandir les débouchés sans imposer une marque unique. Dans une métropole où les loyers et les surfaces disponibles pèsent sur les ateliers, cette mutualisation a une portée très concrète.
Les présentations à Paris et à Milan témoignent de cette stratégie. Les grands rendez-vous de design offrent une vitrine, mais aussi une épreuve : il faut financer le transport, fabriquer des pièces solides, imaginer une scénographie et recevoir des visiteurs qui ne connaissent pas nécessairement les auteurs exposés. En présentant collectivement leurs travaux, les résidents de Zaventem gagnent une visibilité que chacun n’obtiendrait pas seul. L’enjeu n’est pas de diluer les signatures, mais de rendre perceptible un écosystème de fabrication belge.
Cette économie de l’atelier collectif invite à regarder autrement les reconversions industrielles. Trop souvent, les anciennes usines sont converties en surfaces d’habitation, en commerces ou en bureaux dont l’aspect brut sert de décor. À Zaventem, les volumes ont été conservés pour l’usage qui les justifie : porter des charges, accueillir des matériaux, supporter le bruit et permettre des montages. La friche n’est pas un motif visuel ; elle devient l’ouvrage commun d’une activité productive.
La comparaison avec d’autres architectures de création mérite prudence. L’article consacré à l’œuvre française d’Oscar Niemeyer montre comment certains édifices modernes ont été conçus pour accueillir des pratiques collectives et politiques. Zaventem ne porte pas le même programme historique. Pourtant, une parenté existe dans l’attention portée aux espaces intermédiaires : halls, seuils, paliers et circulations ne sont pas des mètres carrés résiduels. Ils rendent une communauté visible à elle-même.
Lorsque les caisses revenues de Milan occupent provisoirement le grand hall, elles ne signalent pas un désordre regrettable. Elles racontent le trajet complet d’un objet : dessiné dans un studio, ajusté avec l’aide d’un voisin, exposé à l’étranger, puis rapporté dans la bâtisse où il avait pris forme. C’est là que le refuge créatif révèle son principe le plus solide : rester un lieu de fabrication, même lorsque la reconnaissance arrive.
Pourquoi les artisans et designers de Zaventem comptent dans le paysage bruxellois
Bruxelles est volontiers racontée par ses institutions, ses musées, ses maisons Art nouveau et ses quartiers administratifs. Cette lecture laisse dans l’ombre une géographie moins monumentale, faite d’anciens ateliers, de dépôts, d’entrepôts et de zones industrielles situées le long des infrastructures de circulation. Zaventem appartient à cette seconde carte. Sa position en périphérie rappelle que la création ne se développe pas uniquement dans les vitrines du centre-ville : elle réclame des surfaces, des accès et une tolérance au bruit que les quartiers résidentiels offrent rarement.
Le cas des Ateliers Zaventem éclaire une évolution européenne plus large. Depuis les années 1990, de nombreuses friches ont été reconverties en lieux culturels. Certaines ont trouvé un équilibre durable, d’autres ont été rapidement absorbées par la hausse des prix immobiliers qu’elles avaient contribué à provoquer. La différence tient souvent à l’usage initialement protégé. Lorsque les artistes et artisans ne disposent que d’espaces d’exposition ou de bureaux, la production finit par s’éloigner. Lorsque les lieux maintiennent des ateliers équipés, des matériaux et des temps longs, ils peuvent demeurer actifs.
La transmission est ici le mot décisif. Elle ne désigne pas seulement l’apprentissage d’une technique dans le cadre d’une formation officielle. Elle passe par l’observation quotidienne : voir une pièce échouer, entendre la réaction d’un matériau, constater l’économie d’un geste bien préparé. Les métiers d’art vivent de ces échanges discrets. Un jeune designer qui confie une première pièce à un artisan expérimenté apprend autant d’un ajustement de millimètres que d’une conférence sur l’histoire du design.
Les Ateliers Zaventem ne cherchent pourtant pas à figer les savoir-faire dans une image patrimoniale. Le cuir tissé de Nicolas Schambourg, les pièces de mobilier ou les installations de scénographes s’inscrivent dans le présent. Le patrimoine, dans ce contexte, n’est pas seulement la conservation d’objets anciens ; il est aussi la continuité de capacités techniques. Une pratique qui cesse d’être commandée, réalisée et transmise devient rapidement une référence de musée.
La leçon bruxelloise intéresse directement les territoires français, où de nombreux sites industriels attendent encore une seconde destination. La réponse ne réside pas nécessairement dans la reproduction du modèle de Zaventem. Chaque bâtisse possède ses contraintes foncières, ses règles de sécurité et son tissu artisanal. Mais quelques principes méritent attention :
- Préserver des surfaces de production plutôt que ne garder que l’enveloppe patrimoniale du site.
- Accorder du temps aux résidents, afin qu’un atelier puisse absorber les cycles longs de la commande.
- Concevoir de vrais communs, capables d’accueillir montage, exposition et travail de grand format.
- Faire dialoguer les disciplines sans effacer les spécificités des gestes et des matériaux.
- Associer visibilité et fabrication, pour que la diffusion commerciale soutienne effectivement les ateliers.
En 2026, cette question dépasse le seul domaine du design. La raréfaction des espaces accessibles aux pratiques manuelles fragilise aussi la restauration du patrimoine bâti, la menuiserie, la serrurerie, la tapisserie et les métiers de la scène. Les grandes demeures, les théâtres ou les lieux publics ont besoin de ces compétences de proximité. Un territoire qui ne conserve plus ses ateliers finit par dépendre de chaînes de fabrication lointaines, moins adaptées aux réparations, aux petites séries et aux matériaux singuliers.
À Zaventem, l’ancienne pluie intérieure a disparu derrière les vitrages et les toitures reprises. Il reste pourtant quelque chose de cette première vision : le grand hall demeure assez vaste pour qu’un tapis de cuir de 50 m² y soit tissé au sol, sous les charpentes. Cette image concrète suffit à dire la valeur du lieu : une ancienne friche n’y sert pas de décor, elle donne encore de la place aux mains.
Que sont les Ateliers Zaventem ?
Les Ateliers Zaventem sont un lieu de création et de production installé dans une ancienne bâtisse industrielle près de Bruxelles. Fondé par Lionel Jadot, le site réunit environ trente studios occupés par des artisans, designers, artistes et scénographes.
Quelle surface occupent les Ateliers Zaventem ?
Le site représente 6 000 m² : environ 4 000 m² sont dédiés aux ateliers et 2 000 m² aux espaces communs, dont un grand hall utilisable pour les montages, les ouvrages de grand format et les expositions.
Pourquoi Lionel Jadot est-il lié aux métiers d’art ?
Sa famille belge fabrique des sièges sur mesure depuis 1862. Lionel Jadot a grandi au-dessus d’un atelier réunissant notamment chaisiers, garnisseurs, polychromeurs et tapissières, avant de reprendre l’activité familiale à dix-neuf ans.
Comment fonctionne l’espace collaboratif de Zaventem ?
Les résidents disposent de studios individuels mais partagent des couloirs ouverts, des vues vitrées entre ateliers et de grandes zones communes. Cette disposition facilite l’échange de compétences, le prêt d’espace et les projets collectifs.