En bref
- Deux maisons romaines, ou domus, ont été repérées par l’Inrap dans le centre-ville de Nîmes, à proximité immédiate de l’ancien forum de Nemausus.
- La fouille archéologique, conduite de septembre 2020 au 12 février 2021 sous la responsabilité de Bertrand Houix, précédait un projet immobilier.
- Un pavement en opus sectile, des enduits peints, un bassin de marbre et des éléments de chauffage attestent le rang élevé des habitants.
- Le chantier a aussi révélé des traces médiévales et contemporaines, rappelant que le sous-sol nîmois conserve une stratification urbaine dense.
Archéologie à Nîmes : un chantier du centre-ville au seuil du forum antique
À l’angle des rues Godin et Pelloutier, le sol du centre-ville de Nîmes avait été ouvert pour un chantier qui devait précéder la construction d’immeubles. Sous les remblais récents, les murs apparaissaient par nappes claires, coupés de terres brun-gris, avec ces fragments d’enduits rouges et noirs que la lumière rasante rendait presque veloutés. À une centaine de mètres de la Maison Carrée, la fouille menée par l’Institut national de recherches archéologiques préventives, l’Inrap, faisait affleurer une part domestique de Nemausus.
La découverte ne concernait pas un monument isolé, mais deux maisons romaines datant du Ier siècle. Cette proximité avec le forum antique, cœur civique, religieux et commercial de la ville romaine, donne d’emblée la mesure sociale du quartier. Une domus désigne en effet une demeure urbaine destinée à une famille aisée, à la différence des logements collectifs que les Romains nommaient insulae.
Bertrand Houix dirigeait cette opération prescrite par la Direction régionale des affaires culturelles d’Occitanie. Entre septembre 2020 et le 12 février 2021, les archéologues ont travaillé sur une emprise d’environ 1 000 m². Le calendrier était celui de l’archéologie préventive : avant que les fondations contemporaines ne modifient durablement le terrain, il fallait enregistrer, relever et prélever tout ce que le sous-sol révélait.
Ce principe, parfois mal compris, est pourtant l’un des instruments les plus concrets de la protection du patrimoine. Il ne consiste pas à arrêter l’urbanisme, mais à lui donner une mémoire vérifiée. Chaque couche de terre, chaque sol, chaque canalisation est relevé dans son ordre d’apparition. Une maison antique ne se présente jamais comme une demeure intacte dont on aurait poussé la porte ; elle arrive sous forme de seuils arasés, de murs sans élévation et de fragments déplacés par les occupations ultérieures.
À Nîmes, cette vigilance prend une résonance particulière. La ville antique de Nemausus fut l’un des centres importants de la Gaule narbonnaise. Son réseau d’équipements publics est bien connu par les Arènes, la Maison Carrée, la Tour Magne et le sanctuaire de la Fontaine. En revanche, les espaces domestiques du centre ancien apparaissent plus rarement dans une même fouille, avec une telle densité de décors et d’aménagements.
Les données publiées par l’Inrap sur le travail de l’archéologie préventive permettent de replacer ce chantier dans une réalité moins spectaculaire, mais décisive : une ville vivante se transforme constamment. Les caves, les réseaux, les immeubles et les reprises de voirie ont parfois détruit des vestiges ; ils ont aussi, par endroits, conservé des niveaux anciens sous plusieurs mètres de sédiments et de maçonneries.
Le voisinage de la Maison Carrée n’est donc pas un simple argument de localisation. Il situe ces demeures dans un secteur privilégié de Nemausus, où les élites pouvaient habiter près des lieux de décision. Au Ier siècle, posséder une maison dotée de salles de réception ornées revenait à afficher sa place dans la cité, ses alliances et sa capacité à recevoir.
Cette première lecture du terrain conduit vers une question plus précise : que restait-il, dans ces murs bas et ces sols brisés, de la vie matérielle de leurs occupants ? La réponse tient moins à un objet isolé qu’à l’assemblage très cohérent des vestiges.
Deux maisons romaines du Ier siècle : les signes matériels d’un rang élevé
La pièce la mieux dégagée par l’équipe de Bertrand Houix était vraisemblablement une salle de réception. Dans une domus, ce type d’espace ne répondait pas seulement au confort des habitants. Il accueillait des visiteurs, des clients et des relations d’affaires. Le décor y prenait une fonction sociale : il devait manifester la culture et les ressources de celui qui commanditait la demeure.
Au sol, les archéologues ont identifié un fragment d’opus sectile. Ce terme désigne une technique de pavement faite de plaques découpées dans des pierres ou des marbres de différentes couleurs, assemblées pour produire un dessin. Ici, les éléments conservés composaient un motif de damier au sein d’un sol dont la trame évoquait un nid d’abeille.
Cette technique se distingue nettement de la mosaïque. La mosaïque utilise de petites tesselles ; l’opus sectile privilégie des pièces plus larges, taillées selon le motif souhaité. Le résultat demandait des matériaux choisis, un dessin préparatoire et une main-d’œuvre expérimentée. Même conservé de manière lacunaire, un tel pavement suffit à situer la pièce dans un registre de représentation.
Les murs livraient une autre partie du décor. Tombés sur le sol après l’effondrement des élévations, des enduits peints portaient des panneaux rouges séparés par des inter-panneaux noirs. Des candélabres, ainsi que des motifs végétaux, y étaient encore perceptibles. Le rouge profond, le noir dense et les rehauts clairs formaient une composition conçue pour rythmer la paroi, non pour la recouvrir indistinctement.
Ces peintures appartiennent à une tradition largement diffusée dans les provinces romaines au Ier siècle. Elles ne doivent pas être réduites à une imitation provinciale de modèles italiens. Les ateliers circulaient, les motifs se transmettaient et les commanditaires locaux adoptaient un vocabulaire décoratif commun à l’Empire tout en l’adaptant aux matériaux disponibles et aux usages de leur cité.
| Vestige mis au jour | Fonction dans la demeure | Ce qu’il indique |
|---|---|---|
| Pavement en opus sectile | Ornement du sol d’une salle importante | Accès à des marbres et à des artisans spécialisés |
| Enduits peints rouges et noirs | Décor mural de réception | Volonté d’afficher un statut social dans l’espace domestique |
| Bassin en marbre | Aménagement lié à l’eau ou à l’ornement | Goût pour des matériaux coûteux et durables |
| Conduits de chauffage | Circulation d’air chaud sous ou dans les sols | Confort technique réservé aux demeures les mieux équipées |
Le bassin de marbre complète cette lecture. Son usage précis dépendra de l’étude détaillée de son contexte, mais sa seule présence ne relève pas du quotidien le plus ordinaire. Le marbre, transporté, taillé puis posé, témoignait d’un investissement. Il pouvait accompagner un espace de représentation, un jardin intérieur ou une pièce associée à l’eau.
Les tuyaux observés sur le site signalent également un système de chauffage. Dans le monde romain, l’hypocauste consistait à faire circuler de l’air chaud sous un plancher surélevé, parfois dans des conduits aménagés dans les parois. Cette solution technique était connue dans les thermes, mais pouvait aussi équiper les secteurs privilégiés d’une maison. Elle exigeait une surveillance, du combustible et des installations solides.
Ces indices réunis conduisent à reconnaître des demeures de notables, sans pour autant nommer abusivement leurs propriétaires. Aucun cartel d’archive ne vient donner ici un nom, une charge municipale ou une généalogie. L’archéologie procède avec davantage de retenue : elle restitue des pratiques, des capacités économiques et une place probable dans la ville.
La richesse du décor n’est pas un ornement ajouté à une histoire déjà écrite. Elle est le document même qui permet de comprendre la maison. Elle révèle que l’habitat était, dans ce quartier de Nîmes, l’un des théâtres concrets de la vie civique romaine.
Nemausus au Ier siècle : les maisons près de la Maison Carrée
La Maison Carrée, dont la construction est généralement située au début du Ier siècle de notre ère, se dressait dans un secteur monumental du forum de Nemausus. Elle était dédiée aux héritiers d’Auguste, Caius et Lucius César. Les deux maisons romaines révélées rue Godin et rue Pelloutier s’inscrivaient donc dans un environnement où se croisaient religion publique, administration, commerce et sociabilité.
Le Ier siècle correspond à une phase d’affirmation urbaine pour les cités de la Gaule narbonnaise. Nemausus bénéficiait de sa position sur la voie Domitienne, axe qui reliait l’Italie à l’Hispanie. L’aqueduc du Pont du Gard, construit au milieu du Ier siècle, acheminait l’eau jusqu’à la ville sur près de cinquante kilomètres : cet ouvrage donne une idée de la capacité d’investissement et de l’organisation territoriale de la cité.
Le Haut-Empire romain commence conventionnellement en 27 avant notre ère, lorsque Octave reçoit le titre d’Auguste, et les historiens en placent la fin entre 193 et 284 selon les cadres retenus. Cette période ne fut pas uniforme. Pour Nîmes, le Ier siècle fut celui où les formes urbaines romaines s’installèrent avec force : temples, équipements de spectacle, voirie, distribution de l’eau et habitat de prestige composèrent un paysage cohérent.
Paul-Albert Février, dans Nîmes antique (Éditions du C.N.R.S., 1989), rappelait que l’étude d’une ville romaine ne saurait se limiter à ses monuments conservés en élévation. Les zones d’habitat, les tracés de rues et les équipements domestiques révèlent comment une cité fonctionnait réellement. La fouille du centre-ville donne ainsi un contrepoint utile à l’image, souvent trop lisse, d’une Nîmes réduite à ses monuments les plus photographiés.
Les domus ne formaient pas des îlots isolés. Elles ouvraient sur des rues, partageaient des murs, disposaient de réseaux d’évacuation et connaissaient des transformations successives. Les résultats du chantier indiquent que le parc d’habitations antique se prolongeait au-delà de l’emprise étudiée. Autrement dit, les deux maisons dégagées ne sont pas une enclave : elles constituent une fenêtre sur un quartier plus vaste.
Cette continuité est essentielle pour comprendre l’urbanisme antique. Une demeure luxueuse supposait des infrastructures collectives : l’arrivée de l’eau, l’évacuation, la circulation des matériaux et des personnes, la proximité d’espaces publics. Un bassin de marbre ou un chauffage par le sol deviennent alors les éléments visibles d’un système urbain qui les rendait possibles.
Le terme de « villa », parfois employé dans les récits rapides, convient moins bien ici. La villa désigne d’abord une exploitation ou une demeure rurale. Dans le cas de la rue Godin, il faut parler de maisons urbaines, et plus précisément de domus. Cette précision de vocabulaire ne relève pas d’un scrupule abstrait : elle restitue la place des habitants au cœur de Nemausus, plutôt qu’à sa périphérie agricole.
Le centre-ville actuel conserve cette densité par d’autres moyens. Les rues étroites, les parcelles recomposées et les caves racontent des usages successifs du même sol. L’archéologie ne fige donc pas Nîmes dans l’Antiquité ; elle montre comment une ville de 2026 continue de s’édifier sur des choix d’urbanisme remontant à plus de deux millénaires.
Près de la Maison Carrée, les marbres et les enduits ne parlent pas seulement de luxe. Ils dessinent le voisinage concret d’une élite municipale, installée à quelques pas des institutions qui ordonnaient la cité.
Une fouille archéologique entre vestiges antiques, tombe médiévale et traces du XXe siècle
La terre d’un chantier urbain ressemble rarement à une page antique intacte. À Nîmes, les archéologues ont rencontré, au-dessus ou à travers les niveaux romains, des caves à fuel, des murs du XXe siècle et une sépulture médiévale. Cette succession donne au site antique toute sa profondeur : chaque période avait utilisé, transformé ou recouvert les précédentes.
La tombe médiévale contenait le corps d’un adolescent, déposé à plat dos dans un linceul. La sobriété de cette inhumation tranche avec les marbres de la salle romaine, mais elle ne constitue pas une anomalie. Elle rappelle que les quartiers urbains changent d’usage au gré des siècles : une demeure peut devenir ruine, jardin, zone de circulation, secteur funéraire ou parcelle bâtie.
Les archéologues ne cherchent pas à privilégier un âge supposé plus noble qu’un autre. Le mur du XXe siècle et la cave à fuel ont eux aussi une valeur stratigraphique : ils expliquent les destructions, les déplacements de terrain et les conditions de conservation. La stratigraphie est précisément cette lecture des couches superposées qui permet d’établir une chronologie relative avant d’y associer les datations et le mobilier.
Dans le cas de la rue Godin, la fouille préventive a permis de saisir cette superposition avant la reprise du terrain par le projet contemporain. C’est l’un des enjeux les plus tangibles du patrimoine archéologique : documenter ce qui ne peut rester visible sur place, puis conserver les relevés, les photographies, les prélèvements et les objets dans des institutions capables de les étudier sur le temps long.
La méthode est collective. Les spécialistes de la céramique, des enduits peints, de la pierre, des monnaies ou des restes humains contribuent à préciser l’histoire du lieu. L’étude anthropologique de l’adolescent médiéval, lorsqu’elle est menée, peut renseigner l’âge au décès, certaines pathologies, les gestes funéraires et l’état de conservation. Le travail de terrain n’est donc que la première phase d’un dossier plus vaste.
Cette temporalité explique pourquoi une annonce de découverte ne doit jamais être confondue avec une interprétation achevée. Les données issues d’une fouille archéologique continuent d’être examinées après le rebouchage du chantier. Plans, inventaires et analyses de laboratoire peuvent modifier la compréhension des espaces, préciser les phases d’aménagement ou nuancer une hypothèse initiale.
Le patrimoine de Nîmes se prête particulièrement à cette lecture stratifiée. La ville romaine ne s’est pas arrêtée à la fin de l’Antiquité ; elle a été habitée, réorganisée, bâtie et démolie à chaque période. La sépulture médiévale, trouvée là où les notables du Ier siècle avaient vécu, fournit une mesure silencieuse de ces déplacements d’usage.
Les exemples de découvertes nationales aident à comprendre cette méthode. Le carnyx gaulois, instrument de guerre ou de cérémonie connu par des trouvailles fragmentaires, rappelle que l’archéologie avance souvent par objets sortis de leur contexte initial puis patiemment interprétés. À Nîmes, le contexte est précisément la force du chantier : les sols, les peintures, les conduits et les murs se répondent.
Dans cette portion de centre-ville, une couche de mortier antique, un linceul médiéval et une installation de fuel du XXe siècle appartiennent à la même histoire matérielle. Le sous-sol nîmois ne juxtapose pas des époques ; il en conserve les contacts et les ruptures.
Patrimoine et urbanisme à Nîmes : ce que la découverte change dans la lecture de la ville
La mise au jour des deux maisons romaines ne modifie pas seulement le plan d’un quartier antique. Elle éclaire une question contemporaine : comment une ville dense peut-elle construire sans effacer les archives enfouies sous ses rues ? À Nîmes, l’archéologie préventive offre un cadre précis à cette rencontre entre les nécessités de l’urbanisme et la conservation de la connaissance.
Le chantier prescrit par la DRAC Occitanie ne constituait pas une interruption accidentelle du projet immobilier. Il relevait d’une procédure qui identifie les secteurs à potentiel, organise un diagnostic lorsque cela est nécessaire, puis prescrit une fouille si les vestiges le justifient. L’aménageur finance l’intervention selon les règles prévues, tandis que les archéologues disposent du temps et des moyens requis pour documenter les niveaux concernés.
Cette organisation protège moins des pierres que des informations. Un mur antique laissé sans relevé, puis détruit, cesse d’être une source. Un mur photographié, mesuré, replacé dans une stratigraphie et associé à un mobilier devient un document qui peut être repris des années plus tard par d’autres chercheurs. C’est cette différence qui donne son sens à la fouille.
À l’échelle de Nîmes, la découverte confirme également le potentiel résidentiel du secteur voisin du forum. Les monuments publics indiquaient déjà le prestige du quartier ; les décors domestiques apportent désormais une preuve directe de l’investissement privé. Ils invitent à réviser l’image d’un centre romain composé uniquement de bâtiments civiques et de passages monumentaux.
Cette articulation entre demeure et cité rejoint une question plus large sur le patrimoine discret. Les Arènes ou la Maison Carrée imposent leurs silhouettes dans le paysage. Une pièce de réception enfouie, un morceau de marbre découpé ou un fragment de candélabre peint demandent une médiation plus attentive. Pourtant, ils renseignent avec une précision rare les gestes quotidiens, les hiérarchies sociales et les goûts d’une population urbaine.
La valorisation ne suppose pas forcément de maintenir chaque vestige visible à ciel ouvert. Dans un centre habité, cette option serait souvent impraticable ou trompeuse. Elle peut prendre la forme de publications scientifiques, de présentations au musée de la Romanité, de restitutions graphiques prudentes ou de parcours urbains indiquant les résultats des fouilles. L’essentiel est que les données demeurent accessibles et interprétées avec rigueur.
Les décors peints posent, à cet égard, une question délicate. Détachés ou recueillis fragment par fragment, ils doivent être stabilisés puis étudiés avant toute présentation. Restituer un panneau mural n’autorise pas à inventer les parties manquantes. La conservation-restauration contemporaine privilégie la lisibilité du fragment, la distinction entre ancien et complément, ainsi que la réversibilité des interventions.
Le site de la rue Godin rappelle enfin que l’archéologie n’est pas réservée aux marges rurales ou aux grands ensembles monumentaux. Elle se pratique sous les immeubles, dans les cours, sous les voiries, là où les réseaux techniques et les fondations obligent à regarder la terre de près. Cette proximité donne à la découverte nîmoise sa portée la plus concrète.
Quand les travaux auront repris leur cours, les vestiges ne disparaîtront pas de l’histoire de la ville. Dans les dossiers de l’Inrap, les relevés conserveront la trame du pavement, la place du bassin et la chute des enduits rouges sur le sol de la salle de réception.
Qu’est-ce qu’une domus romaine ?
Une domus était une demeure urbaine de statut élevé, habitée par une famille aisée. Elle pouvait réunir des espaces privés, des pièces de réception, des cours et des équipements techniques comme le chauffage ou l’adduction d’eau.
Où les deux maisons romaines ont-elles été découvertes à Nîmes ?
Les vestiges ont été mis au jour sur le secteur des rues Godin et Pelloutier, dans le centre-ville de Nîmes, à environ une centaine de mètres de l’ancien forum et de la Maison Carrée.
Pourquoi parle-t-on d’archéologie préventive ?
L’archéologie préventive intervient avant des travaux d’aménagement afin d’identifier, d’étudier et d’enregistrer les vestiges menacés par le chantier. Elle permet de concilier développement urbain et connaissance du patrimoine enfoui.
Quels éléments montrent le niveau social des habitants ?
Le pavement en opus sectile de marbres colorés, les enduits peints, le bassin de marbre et les éléments d’un système de chauffage indiquent un habitat doté d’aménagements coûteux, probablement occupé par des notables de Nemausus.